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18 juillet

dimanche 18 juillet, au matin.

Un cauchemar m’a réveillé.. une réorganisation du monde à venir.. avec la faim, la peur.. je n’aime pas ces rêves d’anticipation… mais au réveil, les mots de Charlotte, lus hier, sont revenus.. comme un chant, une douceur..

« vivre, c’est naître à soi meme,: cela nous arrive chaque matin »

ce matin, suis encore différente d’hier… j’avance dans ma tête et dans ma vie.. je m’éloigne de certaines personnes, tout naturellement, plus envie de les voir, plus envie de leur parler.. ou dans une relation différente… hommes et femmes, sans distinction…  je n’en souffre pas, cela se fait « tout seul ».. comme d’un commun accord..

ce matin, dimanche, je ne sais pas encore ce que je ferai, ce que je vivrai, mais ce sera en accord avec moi-même.. je choisirai la vie que j’ai envie de vivre, les personnes que j’ai envie de voir, ou la solitude que j’affectionne tant..

je suis née ce matin, sans obligation de travail… je n’attend rien ni personne.. je reste au présent.. le présent de ma vie que je découvre depuis peu… Avant de me lever, je repensais aux bons moments passés ces derniers jours.. Au préparatif et installation de l’expo… A mes amis et amies présents autour de moi, ce soir là…

Curieusement, j’observais mon être qui, ce matin, ne rêvait pas à d’improbables futurs.. non.. je me prélassais dans les doux souvenirs de la chaleur d’Amitiés diverses, ancienne ou naissantes, de discussions autour de la peinture, de rires, de regards , des sons d’une guitare, de la voix chaude d’Henry.. instants magiques et éphémères…

mais finalement, le souvenir d’un instant de bonheur, c’est encore du bonheur..

Alors je me suis levée, prete à vivre ce jour en notant ces petits instants fugitifs où l’on vit, au présent, les moments doux de l’existence.

18 juillet au soir :

Il faisait chaud, les rues étaient surpeuplées par le marché aux puces, alors suis restée au frais à la maison.. Journée tranquille, peuplée de moments agréables.. :

  • un dessin de rue de Serres, à peindre demain à l’expo..
  • discussions avec Charlotte, quelques larmes, encore des choses à évacuer.. et j’ai repensé à la question d’Henry.. mais pourquoi a-t-il posé cette question.. ? zut alors ! Ma vie est-elle lourde ? sur certains, points, il semble que oui… mais je les exprime, je les sors.. et me sens mieux ce soir, encore un pas en avant..
  •  D’autre auraient pu l’être moins, comme le ménage.. mais en le faisant en musique, le coeur à l’ouvrage, tout est bien.. j’ai fait la chambre de ma puce, à fond… Je ne pense plus à elle de la meme façon, dans ma métamorphose intérieure, mon regard sur elle change.. en mieux, bien sûr.
  • Lecture… un peu.. la chrysalide, encore bien sûr… 
  • Rêver… Ecouter de la musique….
  • puis vers 19h, suis partie pique-niquer au bord du petit Buech.. j’ai trouvé un coin sans personne.. pour gouter à ma solitude choisie. j’avais pris mon livre, mais.. finalement, suis restée à regarder… regarder.. à la façon expliquée par Gillou et Henry. regarder pour peindre ce que je vois, et pas ce que je crois voir.. j’y reviendrai…

Tout cela, au gré de mes envies, de mes choix..  je choisis la vie que je veux vivre… au fil des petits instants de bonheur, vécus au présent, intensément..

Parfois, un peu de blues, une peur.. une idée sombre… que doucement, j’accepte et évacue.. oui, j’ai le droit d’avoir peur, oui, j’ai le droit de douter encore.. l’important étant d’avancer..