J’aime écrire des nouvelles et les concours me motivent.. aborder les thèmes qui me paraissent inaccessibles.. avoir une date butoir.. comme dans le passé, quand je noircissais des pages, la veille de rendre une dissertation..
Un petit carnet quand je pars marcher… j’y dépose quelques idées ou parfois, la nouvelle d’une traite.. je n’ai plus qu’à la reprendre sur l’ordi… la retravailler .. une fois à la maison.
Mes nouvelles seront publiées sur le site, au fil des résultats de concours selon leur publication, ou pas..
et vous aurez un suivi de leur trajet, dans les articles de la Rubrique Ecriture
Voulez vous de mes nouvelles ? (d’autres sont actuellement en pour-parler pour un recueil.. )
la nouvelle selon Paul Morand « ouvert la nuit »:
« La nouvelle se porte bien ; elle est en train d’échapper aux périls où le roman est exposé (occupation du terrain par les écrivains philosophes, dissociation du moi, effondrement du sujet, après celui de l’objet).
La nouvelle tient bon, grâce à sa densité. Elle garde un public vrai, celui qui ne demande pas à un livre de lui servir d’aliment (un écrivain n’est pas un restaurant).
Il n’y a pas de quoi se nourrir d’une nouvelle, c’est un os.
Pas de place pour la méditation, pour un système de pensée. On peut tout mettre dans une nouvelle, même le désespoir le plus profond (voir La Valise vide, Le Mur, etc.), mais pas la philosophie du désespoir. Les personnages sont cernés, gelés dans leur caractère ; ils n’ont pas le temps de tomber malades, de mourir de la maladie du roman contemporain.
La nouvelle opère à chaud, le roman, à froid. La nouvelle est une nacelle trop exiguë pour embarquer l’Homme : un révolté, oui, la Révolte, non. »
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La nouvelle selon Baudelaire : « Notes nouvelles sur Edgar Poe. »
» Elle a sur le roman à vastes proportions cet immense avantage que sa brièveté ajoute à l’intensité de l’effet. Cette lecture, qui peut être accomplie tout d’une haleine, laisse dans l’esprit un souvenir bien plus puissant qu’une lecture brisée, interrompue souvent par le tracas des affaires et le soin des intérêts mondains. L’unité d’impression, la totalité d’effet est un avantage immense qui peut donner à ce genre de composition une supériorité tout à fait particulière, à ce point qu’une nouvelle trop courte (c’est sans doute un défaut) vaut encore mieux qu’une nouvelle trop longue. L’artiste, s’il est habile, n’accommodera pas ses pensées aux incidents, mais, ayant conçu délibérément, à loisir, un effet à produire, inventera les incidents, combinera les évènements les plus propres à amener l’effet voulu. Si la première phrase n’est pas écrite en vue de préparer cette impression finale, l’œuvre est manquée dès le début. Dans la composition tout entière, il ne doit pas se glisser un seul mot qui ne soit une intention, qui ne tende, directement ou indirectement, à parfaire le dessein prémédité. »



